Google vient de lancer une nouvelle initiative parmi d’autres qui se nomme Open Social. Son objectif est de se positionner dans le domaine des réseaux sociaux et d’apporter une brique (API ou Application Programming Interface) aux développeurs d’applications. Plusieurs caractérisques font de ce standard un choix avantageux :

  • Logique d’universalité, je programme une interface, un service … pour l’ensemble de la communauté des réseaux sociaux
  • Logique de communication dans les deux sens … je récupère des informations d’un côté et j’en pousse de l’autre.
  • Une conséquence possible va être une alimentation et une mise à niveau automatisée des informations des réseaux sociaux les uns par les autres (identité, graphe social, activités), soit la génération automatique de profils pas forcément contrôlée par les utilisateurs finaux.
  • La recherche de profils inter réseaux sociaux va ainsi être simplifiée et l’interpénétration entre la vie privée et la vie publique sera encore plus ténue …

Facebook, l’actuel leader des réseaux sociaux en ligne, permet aux développeurs d’applications de communiquer avec son système dans un seul sens (récupération d’informations en provenance du réseau social et push d’informations “nouvelles” vers les utilisateurs du réseau social à travers des widgets). Une bonne part de son succès est d’ailleurs directement lié à la qualité des applications ainsi proposées à ses utilisateurs.

Facebook reste une application ludique et non orientée vers un usage professionnel du réseau social. A contrario, les 70 partenaires de Google sur le lancement du standard Open Social sont des acteurs des réseaux sociaux tous azimuts, y inclus Viadeo, Xing, Salesforces.com, Oracle, le NYTimes … Pour autant, rien de bien neuf sous ce soleil, l’output est un Gadget Google et les langages utilisés : REST / Atom, Xml sont d’un grand classique.

Le “standard” (pour l’instant, seuls les partenaires ont eu accès à l’ensemble des codes de l’API et celle-ci ne se présente pas comme un module open-source …) va permettre de toucher 200 millions d’utilisateurs potentiels en programmant une seule interface, cela représente un gain de temps fabuleux pour les développeurs et aussi un risque majeur … que l’application ne soit pas capable de montée en charge, bien finalisée … et c’est le burn out assuré !

Déjà 24 applications sont recensées

Plus d’informations :

Open Social launch Video

Open Social Blog

Antoine Pic